Les super-men d’aujourd’hui

Photo: « The Candles », Yes Men.

Photo: « The Candles », Yes Men.

La jeune galerie Frederic Clad présente jusqu’alors sur la toile Internet a exposé pour la première fois à la foire d’art contemporain de Strasbourg, St’art, du 23 au 26 Novembre 2012.

Les œuvres proposées sont réalisées par des artistes émergents de l’art numérique et sont réunies sous le titre « Source(s) ». Quatre artistes y sont représentés : Reynald Drouhin avec ses compositions d’images pixellisées , Marie Sester et ses œuvres jouant sur la plasticité et la transparence, un anonyme contemporain et ses œuvres non matérielles, mais conceptuelles, et enfin « The Yes Men », le groupe sur lequel nous nous sommes penchées. 
Il s’agit d’un duo d’activistes libéraux aux anecdotes décalées : ils utilisent l’humour et la naïveté humaine pour transmettre des messages politiques.
Leurs œuvres exposées se composent tout d’abord d’une série de petits personnages modelés. La légende dit qu’il s’agit de bougies créées à partir de cadavres humains. Les « Yes Men » auraient ainsi trouvé une alternative au pétrole dans la chaire en décomposition. Allumer cette bougie provoquerait donc la production de pétrole. Cette histoire, bien évidemment fausse, a pour but d’observer la réaction du public et de revendiquer des idées politiques. Cette œuvre n’est qu’un des multiples exemples inventés par ces savants fous, et surtout faux. Nous pouvons aussi citer le phallus doré contrôleur de soumission, le filtre qui recycle les excréments, ou encore la « Survival Ball » (Boule de survie) contre le réchauffement climatique.
La seconde partie de leurs œuvres, présentes sur le stand « Source(s) », représente des figures emblématiques mondiales confondues avec le personnage « Ronald Mcdonald », symbole du fast-food américain du même nom. Il est donc possible de voir Martin Luther King, Gandhi, ou Che Guevara affublé d’un nez rouge, d’une salopette jaune, etc.
Les « Yes Men » surprennent donc par le sérieux de leur sujet opposé à des iconographies et des codes populaires. 
L’exposition met donc en avant des artistes qui utilisent la société d’aujourd’hui comme « Source(s) » d’inspiration.
Charlotte Bolidum et Alix Werthauer

 

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