Pavlos Fysakis : Cosmographie

"Boris is a Russian psychologist and a painter", Pavlos Fysakis

« Boris is a Russian psychologist and a painter », Pavlos Fysakis

Pavlos Fysakis nous propose, dans l’exposition « Cosmographie », un voyage aux quatre coins de l’Europe. Il nous montre que la destination importe peu, et retrace avant tout son voyage, et ses rencontres, dans ses œuvres.

L’artiste grec expose son point de vue sur la crise identitaire européenne, et met en avant les problèmes frontaliers qui l’animent. Ses photographies sont donc représentatives de ce sentiment, et dénoncent les limites d’une Union. Au travers de ses photographies, l’auteur nous décrit les ressemblances et les différences qui font la force d’un peuple. Ce sujet est tout d’abord abordé de façon métaphorique dans son travail. Il insiste particulièrement sur les limites terrestres, que l’on retrouve aussi bien en Norvège, en Russie, en Grèce ou au Portugal. Ses photos sont marquées par la séparation entre la terre ou la mer, avec le ciel. Tous ces paysages sont différents, pourtant ils partagent des éléments communs. Le ciel est présent dans une majorité des œuvres, mais aussi l’Homme.

P. Fysakis souligne l’incongruité d’un monde dont les valeurs sont en perdition. Il photographie ainsi un psychologue, et peintre, dans un trou, en Russie, ou un chef de restaurant sur une plage déserte. Il déplace l’Homme hors des limites, hors de son contexte habituel, afin de créer un choc culturel. Il explique par ailleurs être lui-même surpris par certaine de ses découvertes, comme en Russie par exemple : « A ma grande surprise, on me dit que le maire a décidé de rouvrir les goulags pour en faire des hôtels ». Les photographies de P. Fysakis sont un reflet de son voyage et de ce qu’il y a appris. Il s’agit donc aussi bien d’une mise en image des difficultés frontalières de certains pays, que de l’absurdité de situations rencontrées pendant ses recherches.

L’artiste nous montre des paysages ambivalents : une terre asséchée, un océan, une route enneigée, un terrain de football, ou encore une vitrine de magasin. Il fige une nature, des hommes, représentatifs de leur région. Il surprend dans le calme et la sérénité que nous inspire ces photos. La redondance de la terre, l’eau, et le ciel, autrement dit l’air, nous rappelle trois des quatre éléments naturels, dont l’Homme en serait le quatrième : le feu. Cette allégorie place l’Homme en position d’agitateur, troublant ainsi l’unité d’une nature dont il est pourtant complémentaire.

L’artiste nous fait voyager, et nous surprend au travers de photographies inattendues. Il représente quatre pays par le biais d’images contraires aux stéréotypes : la Grèce n’est pas symbolisée par des maisons blanches, ou la Norvège par de jeunes femmes blondes aux jambes surdimensionnées. Pavlos Fysakis nous expose des êtres vivants, des pays, que l’on peut considérer comme les emblèmes d’une humanité. Il rassemble également des populations séparées par des milliards de kilomètres. 

 

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